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23/01/2014

Burn-out : l’hystérie statistique

L'Express.jpgLa couverture fait envie, n’est-ce pas : une personne se prend la tête sous le titre « Le burn-out. Et comment l’éviter » et en sous-titre « Etude exclusive : 1 actif sur 5 menacé »…

Sauf que l’étude en question, réalisée par le cabinet Technologia, ne dit pas exactement cela. D’une enquête menée auprès d’un millier de personnes représentatives, autrement dit d’un sondage, elle conclut que « 12,6% des actifs occupés » sont en risque de burn-out élevé. Traduit en nombre de personnes, cela fait exactement 3,248 millions de Français, ou un actif sur 8, si l’on rapporte aux 25,778 millions d’actifs, chiffre donné par Technologia.

Mais « 1 actif sur 8 menacé », cela ne fait pas un titre. Alors « L’Express » décide d’ajouter « ceux qui, sans cumuler tous les facteurs de risques, sont au bord de l’épuisement professionnel ». Il arrive ainsi à « 4 millions de personnes environ » menacées de burn-out, et « près de 1 salarié sur 5 ». Oui, pour « L’Express », environ 4 millions sur 25,778 millions, cela fait 1 sur 5… 

Petit bidouillage, direz-vous. Sans doute. Mais il montre comment la volonté de faire simple et percutant peut conduire à des petits arrangements avec la vérité. Il montre surtout le caractère magique des statistiques dans notre monde médiatique. Au fait, si on remplace « menacé de burn-out » par « trouve Hollande populaire » ou « prêt à voter FN », cela donne quoi ? Pareil, bien sûr.

(Sur ce sujet, je vous conseille le dernier livre de Michel Maffesoli, "Les nouveaux bien-pensants" (Editions du Moment). Ce n'est pas son livre le plus abouti, mais ces variations autour de la postmodernité recèlent quelques perles - et donc une saine colère contre "le chiffre, la quantitatif, le statistique, en voie de devenir l'astrologie du monde postmoderne".)

A lire, dans "Le Progrès": http://www.leprogres.fr/sante/2014/01/22/plus-de-trois-millions-de-francais-menaces-de-burn-out

17:59 Publié dans Médias | Lien permanent | Commentaires (0)

04/01/2014

Hollandia (3)

Nous fonctionnons de manière curieuse… Notre lucidité est à éclipses, comme s’il était des moments pour voir, ou ne pas voir, ce qui est donné à voir. Ainsi des vœux présidentiels, souvent analysés comme le « coming out » d’un social-libéral honteux. Rien de vraiment neuf, pourtant, sinon peut-être la mise en forme, plus claire.

 

François Hollande gouverne en social-libéral depuis le 6 mai 2012, il a gagné la primaire contre Martine Aubry sur cette ligne – ce qui devrait amener à revoir quelques analyses sur la capacité de compréhension de son électorat : les résistances sont parmi les cadres, les élus, davantage que chez les sympathisants socialistes.

Et François Hollande est social-libéral depuis au moins trente ans. Relisons ce passage de « La gauche bouge », en 1985 : « Ce n’est pas par calcul ou par malignité que la gauche a accepté de laisser fermer les entreprises ou d’entamer le pouvoir d’achat des Français. C’est par lucidité. Refuser ces évolutions et ç’en aurait été fait de la perspective d’une gestion régulière du pays par la gauche ». Où l’on voit que le successeur de François Mitterrand, justement peut-être parce qu’il n’y eut pas d’autre président socialiste, conserve son obsession : faire de la gauche un parti de gouvernement, légitime à l’Elysée. Rompre avec la mécanique de « l’ambition et du remords », pour citer Alain Bergounioux.

 

Dans ce livre, François Hollande titre également un paragraphe : « Tous libéraux ». Evidemment, il nuance, amende, précise et reprécise, avec sa rhétorique en crabe, mais l’essentiel est bien là : en 1985, comme en 2014, François Hollande estime les Français convertis de fait à la réalité libérale, en politique et en économie, même s’ils continuent avec leurs politiques de la contester en paroles (sous la forme, le plus souvent, de l’ultralibéralisme).

11:27 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0)

28/12/2013

Hollandia (2)

La polémique sur "l'inversion de la courbe" ignore un élément essentiel de la psychologie hollandaise: l'optimisme. Il l'avouait curieusement fin juillet, devant l'Association de la presse présidentielle: "Si je ne croyais pas que cela allait s'arranger, je serais complètement anéanti". Et il ajoutait, citait son grand-père: "Le pire est possible, le meilleur aussi".

Ce n'est pas nouveau. Dans les "Devoirs de vérité", en 2006, il affirme: "Je suis d'un tempérament volontairement optimiste". Et contre Plenel, qui ne cesse de de l'interroger sur le caractère tragique de la politique, il souligne pour sa génération l'absence de guerre (mondiale ou d'Algérie), la banalisation de l'alternance, et commente: "Je fais partie d'une génération où la normalité n'est pas une exception, et je n'hésite pas à dire qu'elle doit être revendiquée". Six ans, donc, avant le "président normal". 

10:07 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0)

15/12/2013

Hollandia (1)

Image livre.jpgUn postulat: il est toujours intéressant de lire les livres des responsables politiques - mieux encore, de les relire. Et cela même quand ces livres sont assez profondément ennuyeux, comme ces "Devoirs de vérité" publiés en 2006: un dialogue entre Edwy Plenel, déjà convaincu de détenir la Vérité, faisant volontiers la leçon à son interlocuteur, et François Hollande, raisonneur raisonnable (qui "ne veut pas dire modéré, loin de là", raisonne-t-il). 

Il y a bien sûr le plaisir un peu malicieux d'extirper des citations qui mettent leur auteur en contradiction avec sa pratique. C'est le cas de cette citation: "Le Smic que nous voulons porter à 1500 euros par mois" - en 2006, ne l'oublions pas, sept ans avant de lui refuser tout coup de pouce à 1 430,22 euros...

Mais plus intéressant est la mise en perspective d'une action, qui corrobore un autre postulat: nos politiques, du moins les plus importants, savent ce qu'ils veulent et où ils vont. Je l'ai écrit et je le maintiens à propos de Nicolas Sarkozy (avez-vous remarqué sa préemption du thème du "progrès", depuis plusieurs mois ?), je le maintiens concernant François Hollande, à qui l'on fait si souvent le reproche d'être sans cap ni gouvernail (la métaphore journalistique est pauvre). Nous en reparlerons...

27/10/2013

La révolution selon Alaa Al Aswany

El Aswany Alaa (c) Marc Melki.jpgRencontre il y a quelques jours avec l'écrivain Alaa Al Aswany. Il est de passage à Paris, où il espérait se reposer des tumultes de la révolution égyptienne. Mais interviews et interventions se multiplient, l'empêchant de flâner dans les rues. Nous nous rencontrons dans les locaux d'Acte Sud, près d'un petit jardin où il se dépêche, l'entretien achevé, d'allumer une cigarette. Il confie aussi sa détestation des aéroports, où l'individu n'est plus qu'un numéro, où lui-même n'est plus l'écrivain mondialement connu, mais un Arabe que l'on contrôle sans cesse...

Voici un extrait de l'entretien:

"Je suis optimiste… J’imagine toujours la révolution comme la mer, avec des vagues. La première vague (en 2011) a renversé M. Moubarak. La deuxième a été la résistance des jeunes révolutionnaires face aux massacres, dont le SCAF (conseil suprême de l’armée) était responsable. Et le 30 juin, la troisième vague a été contre les Frères musulmans (et leur président Mohamed Morsi). Maintenant, il y a une opportunité de construire un Etat démocratique. Cela ne veut pas dire que tout est facile : les Frères musulmans continuent leurs attentats terroristes partout pour casser l’Etat égyptien, et l’ancien régime est toujours là (...).

"Je crois à la révolution, je crois au peuple égyptien. Il a été capable, en moins de deux ans, de mettre deux présidents en prison (Moubarak puis Morsi). Moi qui suis dans la rue depuis dix ans, qui ai participé à tous les mouvements, je trouve ça très positif. La révolution, en Egypte, partout, c’est d’abord un changement humain, pas politique : le peuple change de comportement… Il avait peur, et à un moment, il n’a plus peur. Et ce changement-là est irréversible (...).

"La femme égyptienne comptait pour moitié des manifestants, dès le début de la révolution. Mais dans le comité pour la Constitution, il y a quatre femmes sur cinquante. Cela veut dire que toutes les autorités sont les mêmes, elles veulent garder la femme comme une poupée... Mais avec la révolution, on retrouve le regard progressiste qu’on avait en Egypte sur la femme jusqu’en 1970, avant l’influence wahabite. C’est le changement humain, qui est essentiel".

A lire: http://www.dna.fr/politique/2013/10/22/alaa-al-aswany-je-...

 

 

 
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